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J'ai participé il y a peu à ce que l'organisateur appelle un Atelier des dingues, comme cadreur, enfin j'étais d'accord pour un peu voir de quoi cela en retournait.


Imaginant, bien naïvement, en apprendre un peu plus à propos du cinéma. Déjà que l'on parlait de sketchs fous…


Il y avait plusieurs thèmes proposés sur la page Facebook de l'évènement. Il fût convenu que je tienne une caméra, dans ma petite tête j'étais celui qui filmait et cela me convenait.


Ne connaissant pas le matériel utilisé, nous avions convenu que je vienne plus tôt pour un peu d'explications, ce qui fût rapidement fait entre les présentations et autres, n'ayant jamais travaillé avec ces personnes et ne connaissant pas les lieux, ça me paraissait évident pour avoir un minimum de sérieux.


Sur place j'ai découvert une cuisine bien éclairée avec trois caméras, (enfin 2 + dslr) et à ce moment je ne me voyais pas seul pour tout cet équipement... et donc deux autres personnes après de brèves présentations devaient tenir les autres appareils, je l'ai découvert sans en avoir été averti, et au bout de quelques prises de vues l'organisateur a désigné un chef-cadreur, ce qui encore ne me dérangeait pas trop ne sachant pas ce qu'il allait se passer et pensant toujours qu'il s'agissait de mettre en place l'ensemble des acteurs, devant et derrière l'écran, pour une production future. Hors j'ai constaté que le tournage se faisait déjà ces deux jours, sans réelles préparations, étonné je me suis dis : «nous allons bien voir ».

 

Pour revenir à ce chef-cadreur, j'attendais les instructions, malgré quelques paroles diverses j'ai réussi à comprendre que je filmais le côté droit, le chef au centre et le troisième cadreur côté gauche, c'était assez amusant, pour un espace de maximum 5m de largeur, de devoir se partager plusieurs vues suivant un même plan.


Sans plus de précisions, j'attendais le début du tournage, et trouver la nécessité, malheureusement, de rappeler quelques règles : « silence », « moteur », « on tourne » avec clap et tout le tintouin...de quoi s'habituer pour l'avenir quoi ! Encore une fois j'ai trouvé bizarre que les scènes n'étaient pas déjà répétées avant l'action des caméras, bref une improvisation totale pour pouvoir suivre les acteurs, d'autant que ces derniers changeaient souvent leur façon de bouger... m'enfin comme déjà dit, ce n'était pas grave vu que c'était pour du semblant. Rien ne me permettait de croire le contraire.


Quelques acteurs montraient leur amateurisme, c’était tellement visible entre d’autres plus aguerris EA l'un, s’intercalant dans la conversations pour parler de lui, l’autre passant son temps à montrer son Gsm en indiquant : " tu vois j'étais là, avec untel ou untel", se promenant entre les prises dans l'espace technique (ce n'est pas le lieu pour les acteurs, danger pour le matériel et accident possible) pour discuter avec ceux de derrière la caméra qui gueulaient leurs avis, finalement un brouhaha tel que je me suis demandé où j'étais !!... Trop de mouvements qui n'ont rien à voir avec les scènes, j'ai tenté (modestement, vu que je suis nouveau chez le réalisateur) de redistribuer les jobs de chacun...mais bon ce n'était pas ma fonction pendant ces tournages.

 

J'ai mordu sur ma chique trouvant que cela tournait vraiment à rien... que je n'y ai que peu appris.


Que rien n'était réellement organisé... que tous mes vêtements puaient le tabac (ambiance fumeuse excessive, on fume dehors non did'ju avec autant de monde (+-15-20 personnes) ... que je ne pouvais plus ouvrir les yeux tant ils étaient irrités.


En gros c'était de n'importe quoi ! Je n'ai aucunement l'intention de prétendre tout connaître mais ces conditions n'étaient pas favorables à la créativité !

 

Ahhh oui comme je voyais que de nombreux participants prenaient des photos, je me suis dit, tiens pourquoi pour leur laisser un souvenir... vu l'absence d'indication de l'organisateur et comme ce n'était pas définitif, cela me semblait normal lors d'un atelier et donc j'ai aussi partagé ces vues avec tous les participants.


Alors quand après coup, entre des diatribes et commentaires ne concernant pas le tournage j'ai compris qu'il ne le voulait pas, je me suis dit pourquoi n'avoir pas prévenu avant et laissez faire toutes ces personnes. De même qu'ensuite j'ai eu comme remarque que je ne bougeais pas la caméra... alors j'ai précisé avoir suivi les instructions du chef-cadreur (quand il était présent !) et donc c'était un foutoir question organisation, perso je veux bien un peu d'improvisation mais là c'était le bordel en bruits, commentaires, jeux et manque de coordination totale.


Mais comme d'après ce que j'ai vu ce n'était pas un vrai tournage, il n'y avait qu'une façon d'avoir un peu de calme, c'était de ne pas rester trop longtemps... en me disant qu'il faudrait lors du tournage définitif remettre les pendules à l'heure pour tous et organiser cela méthodiquement et logiquement...  


Effectivement ce n’était pas un réel plateau de tournage, on était chez les organisateurs qui avant l’arrivée avaient précisés de faire attention aux travaux récemment réalisés.

Pour suivre ces recommandations j’ai évité de me balader de gauche à droite, restant près de la caméra. C’était me semble-t-il d’une politesse élémentaire !   


Le lendemain l'organisateur m'écrit comme quoi on doit se parler, je lui ai envoyé un message en indiquant ce qui me paraissait à revoir ou faire plus attention, toujours dans l’optique d’une collaboration aux projets. Le surlendemain soir (je soupais) il me téléphone en me demandant si ce genre de sketchs était intéressant, je lui ai directement dit que mettre ça entre deux émissions sur une chaîne connue serait extrêmement difficile et fort improbable, pour moi ce n'est pas vendable.


Toujours avec l'esprit d'équipe, je lui lance un sujet qui me paraît porteur en précisant que ma fille connaissait toutes les vicissitudes d'un handicap moteur et du déplacement en voiturette et que proposer quelque chose dans ce sens avec de l'humour serait à mon avis plus porteur, il m'a dit oui oui pas certain... il poursuivait en me disant ce qu'il a fait dans sa vie, etc... pour faire bref, je voyais mon repas se refroidir, et vu qu'il semblait plus nerveux je lui ai dit qu'il n'avait qu'à me contacter s'il avait besoin de moi, je restais disponible.


Après plus de 15 jours sans nouvelles, j'apprends via ma fille, qu'une de ses amies participe en tant qu'handicapée aux projets de ce P., la voyant triste de cela, mon sang n'a fait qu'un tour... et j'ai montré mon désappointement publiquement sans citer le responsable exact. Chacun se gardant bien sûr, la non-responsabilité de ce qu'il se tramait. Silence de tous les participants, cloisonnement des infos d'où perte de confiance et grosse déception.


Je me suis gardé de tous commentaires pour ces journées, toujours avec cette optique d’une collaboration car oui cela avait été soulevé dans ce sens, mais toucher à ma fille, même indirectement et de façon vicieuse, c’est la goutte en trop. En plus de s’approprier mon idée, d’après les commentaires des amies.


Que l'on ne se trompe pas, je n'ai jamais dit être un pro, car que veut réellement dire "pro", du cinéma, juste que je lis beaucoup, je vois beaucoup, j'analyse autant que faire se peut et reste logique lors d'une production.


Et à ceux qui pourraient me reprocher mes connaissances cinéma, je leur dirais qu'il ne faut pas être cordonnier pour savoir si mes chaussures sont confortables ou non et pour juger de leur qualité !


Pour cette fois j'en retire d'avoir pu voir quelques talents, merci Aure, Aurélie, Audrey, Dan, Michel, … de bons contacts et c'est un des rares moment positif.


Une expérience de plus, heureusement il en reste de plus sympathique.


MVH 02-03-2017

Waterloo (morne plaine) – 10 et 11 février 2017


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