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Si l'humain a reçu la sagesse en héritage, celle-ci doit nécessairement se façonner au cours de ses études car, à l'état brut, chacun de nous se comporterait comme une bête. Cet apprentissage de la vie est parfois long et difficile mais notre société occidentale s'y est attelée, mettant sur pied un système d'éducation permettant à chacun de vivre en société tout en respectant les droits et les particularités d'autrui. Oh, certes! Tout n'était pas parfait et les instincts ataviques reprenaient parfois le dessus, brimant l'un ou l'autre en raison de sa faiblesse ou de sa différence avec la norme établie mais, dans l'ensemble, tout fonctionnait parfaitement.


Mondialisme aidant, au nom d'une égalité mal comprise, certains ont cependant voulu perfectionner le système, gommer les altérités. Personne, au départ, n'y a vu malice: qui donc, à l'époque actuelle, n'estime pas que la femme doit avoir les mêmes droits que l'homme, que les handicapés doivent jouir de facilités, que les classes socialement défavorisées doivent bénéficier d'un “coup de pouce”, que les homosexuels ne doivent pas être persécutés pour ce qu'ils sont? Nous ne sommes pas des brutes, quand même! Mais la tactique de certains groupes de pressions, subsidiés par les pouvoirs publics et voulant accroître leur influence, s'est faite insidieuse: j'ai cité, particulièrement, les mouvements de “défense” des homosexuels.


Partant de la noble lutte contre l'homophobie, ils se sont infiltrés dans le ventre mou de notre système de valeurs, l'école primaire et secondaire! Moult revues, kits, vidéos “pédagogiques” se sont mis alors à pleuvoir sur les enseignants, serinant à qui mieux mieux que l'homosexualité se situe dans une normalité bien comprise, que le développement de l'enfant passe - si besoin est - par un “coming out” précoce et assumé. Pire! Sous le haut patronage de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Direction générale de la Santé, un programme - portant le nom équivoque de “Education à la vie relationnelle, affective et sexuelle”, en abrégé EVRAS - a été mis en place afin “d'amener les jeunes à mieux se connaître, à entendre parler autrement de sexualité, à apprendre à dialoguer sur ce sujet, à acquérir une meilleure image de soi et une meilleure capacité à négocier ses attentes voire ses exigences dans le cadre d'une relation affective et/ou sexuelle”. Les initiatives d'EVRAS, qui ont lieu depuis plusieurs années dans de très nombreuses écoles de la Communauté française sans avoir été jusqu'à présent institutionnalisées, s'inscrivent bien sûr dans la “théorie des genres”, une étude qui nous vient de l'Oncle Sam et est née dans les années 70. Actuellement, cette “théorie”, métamorphosée en “théorie queer”, s'attache à prôner une totale déconstruction du lien sexe/genre mais également des catégories “genrées”, c'est-à-dire à faire une place égalitaire aux situations qui ne trouvaient pas place dans les catégories historiques. En bref, la théorie des genres coupe le lien “sexe/genre” afin de libérer l'identité culturelle de ses attaches biologiques et, dans un second temps, elle prône l'égalité des identités culturelles et, notamment, des différentes orientations sexuelles.


Mais il y a encore plus grave! Ce programme d'EVRAS sera bientôt obligatoire dans toutes les écoles de la Communauté française et, dans ce cadre, s'est mis également sur pied un projet - sous les auspices d'Arc-en-Ciel, fédération des associations LGBT wallonnes (Lesbiennes, gays, bis et transgenres) - appelé GrIS (“Groupe d'Intervention Scolaire”). Le GrIS Wallonie est composé d'une quinzaine de bénévoles gays, lesbiennes et bisexuels “spécifiquement formés” qui iront dans les écoles “pour parler de la diversité des orientations sexuelles et lutter contre l'homophobie” ainsi que pour réaliser des “animations” dans les écoles secondaires. Celles-ci consisteront en la visite de deux intervenants venant témoigner de leur expérience en tant que gay, lesbienne ou bisexuel et répondre aux questions que se posent encore les jeunes. Cette abomination a débuté, en ce mois de février, par une phase-test à Liège dans le cadre de la Quinzaine contre l'homophobie et se prolongera par des “animations” qui seront menées directement dans les écoles après une campagne promotionnelle. Ensuite, évaluée et éventuellement amendée, elle sera étendue à toute la Wallonie et dans les écoles francophones de Bruxelles.


La sagesse homosexuelle - puisque tel est le titre de cet article - ne consisterait-elle pas, plutôt, à laisser nos enfants grandir selon leur propre rythme, découvrir leur sexualité par eux-même sans les inflencer, les orienter vers une voie sans issue, à un âge où ils en sont encore à se former psychologiquement? Mais cela relève d'un plan plus ambitieux où ce topique n'est que partie prenante d'une visée plus large! Dans une perspective de marché global, où le consommateur se doit de devenir un robot, il s'agit de briser toute forme de résistance. Pour ce faire, il convient de déstructurer tous groupes constitués dont les valeurs établies peuvent poser un frein à la refonte de tous dans un même moule. C'est pourquoi ceux qui nous dirigent s'attaquent aujourd'hui tant aux structures religieuses, communautaires, culturelles, philosophiques qu'à ce qui les sous-tend, les cimente: la famille et la morale !


Ne serait-il pas temps d'y mettre le holà ?


Pol Hémickh (avril 2013)



Homo sapience!


Par Pol Hémickh