Info importante
Contact ancien Info importante
MENU
MENU

On ne fait pas d’Hamelet sans casser des œufs !


Par Pol Hémickh

Révolté suite au crime terroriste de Woolwich, j'avais trempé ma plume dans de l'acide sulfurique et commis un article incendiaire, et sans nuances, accusant certains médias de “complicité d'assassinat certaine”. “Trop violent !” s'est exclamé mon rédac'chef qui a donc écarté ma prose avec des pincettes au vu de son caractère brûlant. Il est vrai que, quand je prends feu et flammes, mon style se rapproche plus du son tonitruant de la Grosse Bertha que des méthodes de combat plus discrètes du “para bel homme” et les dégâts collatéraux sont donc à redouter ! C'est pourquoi je me remets devant mon écritoire et, puisqu'il s'agit en fait de délivrer un “savon” à certains de mes confrères, je vais par conséquent neutraliser l'acide par une base... celle du conditionnel, du point d'interrogation et du “fleuret moucheté” qui sous-tend le journalisme moderne. (Ah ! Comme je regrette le temps où Camille Desmoulins pouvait s'exclamer : “Quand je vais visiter les plaies de l'Etat, je ne crains pas que l'on confonde avec le stylet de l'assassin la sonde du chirurgien”... un temps où le “modérantisme” n'avait pas bonne presse, où on appelait “un chat un chat” et un gazetier sympathisant, peu ou prou, de ceux qui “égorgeaint nos fils et nos compagnes”, un “ennemi de la Nation”.)


Mais revenons au meurtre de Lee Rigby. Cette fois, les assassins islamistes se sont faits filmer et n'ont pas hésité à attendre la police. Mieux ! Ils ont déclaré ouvertement, face aux caméras, ce que la plupart des médias occidentaux essayent de nous cacher : “Nous sommes en guerre !” Pourquoi cette boucherie à grand spectacle sinon pour attirer l'attention sur leur acte barbare ? Et que dissimule cet exhibitionnisme de l'horreur ? C'est que les “fous d'Allah” ont compris que, pour nos “élites” occidentales, le fameux “Etre ou ne pas être” de Hamlet a perdu tout son poids et a viré au nihilisme. Niant la vérité morale, les valeurs et leur hiérarchie, l'establishment n'a plus aucun repère ! Face à la monstruosité, plutôt que de condamner sans restriction, il cherche “des raisons” et - coupé de ses racines chrétiennes, plongé dans le socialisme - ne pouvant plus comprendre le danger inhérent au fanatisme religieux, n'en trouve que dans le sociétal. C'est alors le confiteor moderne : “(l'esclavage) c'est ma faute, (la colonisation) c'est ma faute, (la pauvreté mondiale) c'est (aussi et avec tous les malheurs du monde) ma très grande faute !” Il en résulte une agglomérat suicidaire où on ne veut plus “être” que néant, où on ne veut plus que “laisser la place aux autres”... et, au coin du bois (que ce soit à Paris, New York, Madrid, Londres, Toulouse, Boston...),  les adeptes les plus enragés de la “religion du sabre” poussent impatiemment pour que l'on “dégage”.


C'est ici qu'une “certaine complicité” (Remarquez que, prudent, je ne parle plus d'une “complicité certaine” !) des grands médias s'inscrit dans leurs plans. Présentant à leurs lecteurs/auditeurs les agresseurs djihadistes, partout dans le monde (Birmanie, Chine, Israël, Inde, Philippines, Tchétchénie, Thaïlande...), comme de pauvres victimes, ils vont jusqu'à tenter de justifier les pires abominations des avant-gardes infiltrées de la terreur (ainsi, dans Le Soir du 24 mai, Véronique Kiesel - dans un éditorial traitant de l'attentat terroriste de Woolwich, scène horrible et préméditée - osait écrire que ces assassins réagissaientà leur façon à des situations intolérables en Syrie ou en Afghanistan”) ou à en amoindrir la responsabilité en qualifiant leurs auteurs d'éléments isolés, des désaxés, voire même - Injure suprême à ceux qui sont morts pour notre patrie ! - de résistants. Pire ! Selon l'hebdomadaire Ubu du 10 février 2011, des correspondants de presse permanents en Israël (et en Europe ?) seraient rétribués comme “agents d'influence” par certains services occidentaux pour infléchir l'opinion public dans le sens voulu, c'est-à-dire - entre autres - en faveur des islamistes qui combattent ce seul pays démocratique du Proche-Orient. Quand on sait que Daniel Pearl, journaliste Juif Américain kidnappé au Pakistan, a été décapité sous la photo de Mohamed Al-Dura - enfant présenté par Charles Enderlin, correspondant de France 2, comme ayant été abattu par l'armée israélienne... alors qu'il est maintenant prouvé qu'il s'agissait d'une impossibilité technique, donc d'un reportage truqué ! -  et que Merah, l'assassin de Toulouse, s'est revendiqué du même “scoop” pour justifier ses crimes... on peut se demander jusqu'où s'étend la responsabilité de certains “reporters” dans l'accomplissement des crimes islamistes ?!


“On ne fait pas d'Hamlet sans casser des œufs !” est le titre de cet article... Ne serait-il pas temps que pour “être”, exister comme des Mench, les journalistes européens “cassent” enfin cette sempiternelle “coquille” consistant à remplacer, par d'autres qualificatifs se voulant moins infâmants, le terme clair et précis de “terroristes” ? Ne serait-il pas temps que les médias de la “vieille Europe” sachent enfin dans quel camp ils sont censés se situer au sein du conflit mondial civilisationnel : du “Côté Obscur de la Force” ou de celui du “Siècle des Lumières” ? Faute de quoi, avant de disparaître sous la burqua ou sous la barbe hirsute imposées, dans un dernier souffle et comme montant résignés à l'échafaud, nous ne pourrons que murmurer : “Il y a(vait) quelque chose de pourri dans ce royaume... de l'information !”


Pol Hémickh


* “Mench” : terme yiddish, pratiquement intraduisible, signifiant approximativement “Un Homme courageux, ne manquant pas de grandeur”.








Michel vous propose :

- cette page

- de participer

- de publier votre texte

- d’être sympathique

- vous avez une folle envie d’écrire sans forcément créer un site, ni de vous en occuper, nous pouvons faire cela pour vous.

Contactez-nous à L’EntrePrise


A