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Je sais, je sais, se présenter est souvent difficile et peut sembler prétentieux, mais finalement qui mieux que soit est capable de se définir !. Et puis aucune obligation de lire la suite, si ce n’est la curiosité, loool .

Le monde est ainsi fait qu’être modeste n’est pas ne rien faire, qu’en parler n’est pas de la vantardise car j’avoue que je m’étonne souvent. Je n’imaginais pas pouvoir faire l’une ou l’autre activité, de ne pas en avoir les capacités ni comme beaucoup les moyens.

Voilà je suppose avoir arrondi les angles avec suffisamment de conviction que pour être un peu crédible. De toute façon un « rewind » n’est pas possible ;-)

Au niveau scolaire, j’étais plutôt rêveur pour mes primaires et puis un enseignant que je remercierais toujours, Monsieur De Koening (O.B - 1970 - Koekelberg), m’a aidé et grâce à sa patience, son don de présenter les cours avec intérêt, d’attiser la curiosité et sa capacité de ne pas mettre son égo en avant plan. Une force tranquille bienveillante, voilà ce que j’en garde comme souvenir. MERCI

Ensuite les humanités, j’avais choisi l’option « Commerce ». Vu l’excellente formation des années précédentes j’ai passé ces années en tête des classes, malgré cela j’aimais bien taquiner mes professeurs, hormis un ou deux qui en avaient vu d’autres …  

A ce moment j’étais sur la piste d’envol, il ne m’appartenait que d’en faire mon futur… «  La chance n’est pas inscrite en lettres d’or dans le ciel «  ni marquée sur mon front, disait un professeur de morale, c’est la conjonction entre le capable, le possible et le faisable !

Avançons donc ;-)

Ci-après un petit texte que j’avais écris il y a quelques temps :

Un éphémère temporairement actuel !


Ma vie créative

(Version très très résumée…)


Chapitre 1

Je suis entré dans l’Art très jeune, déjà petit mes professeurs ont trouvé que j’avais de l’imagination. Déjà j’étais attiré par la construction d’un tableau, ses lignes de forces, ses perspectives, ses rendus…par contre j’appréhendais la couleur. Donc les dessins étaient essentiellement en nuances de gris. Je n’ai appris que plus tard que ce n’était pas nécessairement le plus court chemin, pouvoir traduire une émotion avec quelques tons était souvent laissée aux personnes plus aguerries. Mais à cette époque le travail du bois, entre autre, m’attirait plus, ainsi qu’un besoin d’indépendance, 18 ans âge ingrat où l’on sait sans savoir…mais aussi âge où l’envie de découverte est fort importante.


Chapitre 2

J’avais un oncle, de 6 mois plus vieux que moi, qui était un passionné de l’art sous toutes ses formes. J’y ai découvert brièvement, la lino gravure, les eaux fortes, le travail à l’acide, l’impression sous diverses presses, le graphisme, la rencontre de gens du milieu, la Bd, l’usage du papier, pinceau,… j’ai vu et ressenti, même si je suis plus pragmatique que lui, ce lent chemin pour et vers la création.

Le cours de la vie a fait que j’ai rencontré une demoiselle dont les parents ont repris un magasin Beaux-Arts, rue Rogier . A chaque visite, devant passer par le magasin, les odeurs revenaient…et puis il fallait assumer sa subsistance.

Plus tard, j’ai travaillé au Chemin de Fer durant 20 ans, comme Chef-Garde, un métier peu connu qui mérite respect par ses rythmes de vie déstabilisants…pendant ces années j’ai acquis des connaissances, hors la SNCB alimentaire (et des collègues sympathiques), dans le métier du bois, la maçonnerie, électricité, plomberie, le travail du fer,… comme hobby d’abord, ensuite j’ai réellement mis ces connaissances en œuvres, eh oui j’ai construit une maison, pratiquement de A à Z…j’ai crevé  mais c’était pour une famille, deux enfants en plus cela me motivais.

J’avoue avoir été, si pas fier, du moins étonné d’avoir réussi ce challenge, mon dos lui a moins apprécié. Le travail sur le train, avec toutes les secousses, ajouté aux centaines de tonnes portées (travail à l’ancienne tout à la main et échelle - un exemple : 8,5 tonnes pour les tuiles du toit !) pour la construction ont rendu ma colonne vertébrale  très sensible. L’opération était indispensable, ce qui fut fait, ensuite cela n’a jamais été le même, mais bon il fallait assumer.

 

Chapitre 3

Après la convalescence, je ne me voyais pas assis toute la journée et ne rien faire de constructif, encore fougueux pour mon âge. (+- 40 ans)…s’en suivit une mise à la pension d’office pour handicap.

Voilà, tout ce que l’on voulait construire, s’écroule, mais le coco est un battant..;-)

J’ai rencontré des gens et écouté des propositions de travail,  pour décider d’ouvrir un Atelier qui devait dans un 1er temps s’occuper de la fabrication de châssis (pour toile), de chevalets ainsi que de quelques présentoirs utilisés lors d’Expo. La pièce avant de cet Atelier était restée longtemps fermée par un vieux volet en bois, cette pièce servait de stock de meubles pour le propriétaire, aucun autre usage. Avec le propriétaire, qui après plusieurs discussions,  était devenu un  copain, j’ai lui ai demandé de lever ce volet et là miracle une vitrine de toute beauté, dont la partie supérieure était rehaussée de vitraux, j’ai crié :   »  Mais c’est un magasin d’Art «  .  Il a été convenu d’un loyer pour ce but et donc ouverture d’une pièce avec vitrine quelques jours semaines, (d’autres pièces me servaient de logement très spartiate).

Les premiers clients m’ont rapidement demandés des produits spécifiquement artistiques …peintures, pinceaux, supports divers,  chevalet…

Ce magasin anachronique fût très bien accueilli, les horaires d’ouvertures ont rapidement été étendues et la partie logement utilisée pour le magasin. Ce n’était pas compliqué rien n’était réellement prévu pour y loger !  Donc parti de rien et réussir  a créer dans un quartier très difficile n’attirant pas le chaland, un magasin où la créativité artistique était essentiel, me donnait l’envie de poursuivre l’aventure.

Je ne voulais pas vendre n’importe quoi pour tenter de gagner ma vie, de toute façon le bénéfice était un élément secondaire,  j’ai pratiqué des prix plus que corrects avec des conditions supplémentaires pour les vrais passionnés.

Et  puis le service, ouvert pratiquement 7/7, 24/24 (il fallait simplement sonner, les artistes vivent souvent la nuit et quand la création appelle….:-((…).

C’était cette réussite de créer une ambiance, agréable, simple ou l’échange, qui était très intéressante, et moi au comportement d’Ours mettant en valeur chaque travail, chaque avancée de mes « clients » et ce besoin de valoriser la discussion qui était aussi important que l’Oeuvre.

Chapitre 4

Ceux qui se souviennent de « Salut l’Artiste » de la rue  Lambotte, l’appellent « la caverne d’Ali Baba »…tout y était mais en fonction de la place disponible, je m’y sentais comme un chef d’orchestre aux milieux de ces instruments à la création…

Bref j’ai partagé la vie des artistes, des vrais, pas des chercheurs de prix, des magouilleurs loin de cette faune de prétendument peintre mais en réalité des marchands voulant faire payer leurs passions par les autres…et encore ce manque de modestie flagrant…c’est bien cette mentalité qui use, qui fait que l’on se détache et puis la crise de 2008 arrive…j’ai tenu jusque juin 2011.

16 ans sans pub, et  voyant le quartier décliner, mes amis Artistes s’expatriant, d’autres disparaissant et puis cette lassitude de ne plus être qu’une boutique d’Art au milieu de friteries, snacks, marchands de fruits-légumes…Les commerces d’antan partis (Vellemans (chaussures de luxe), Informatique, Fleuriste de renom, Garagiste de bonne facture, etc…).

En final, j’ai été très déçu de devoir arrêter, sous la pression des loyers immobiliers, du fait que mes fournisseurs n’arrêtaient pas d’augmenter leurs prix (que je ne répercutais que rarement, même si j’en avais le reproche – certains prix dataient de plus de 5 ans alors que l’augmentation annuelle fournisseur était en moyenne de 5 %). D’un comptable particulièrement ogre me voyant comme une PME de 200 employés, alors que je bossais seul 24/24 h 7/7…et de clients qui venaient pour une feuille de papier 50/65, qu’il aurait fallu emballer à plat, pour le même prix…c’est dire les mentalités qui s’installaient !  J’ai géré, car je n’aime pas devoir un sou mais y mettre une trop importante partie de ma pension pour faire plaisir à des gens qui n’apprécient pas, non c’était un summum à ne pas dépasser.  J’ai préféré tout bazarder plutôt qu’être la victime de ces iconoclastes et analphabètes !

J’y ai rencontré des gens de valeurs, des gens sincères dans leur approche de l’Art, Pol, Laura, Marc… (je ne vais pas tous les citer, ils savent que je pense à eux),  j’ai été heureux d’avoir fait partie de votre vie. Même toi Jean, en qui j’ai cru voir un ami….

Ma conscience me tient de garde-fou, je n’ai pas à regretter mes actions, mes choix, souvent comme nous tous nous avons dû nous adapter….

Entre nous, la politique, c’est pire (courte expérience)

Voilà 60 ans de vie (09-04-1954), que ne sont que gouttes pour l’univers !!!

MVH


Addentum : ce texte à probablement été écrit fin 2013, car depuis d’autres aventures sont arrivées, avec toujours un résultat heureux, malgré quelques déboires. On ne vit pas sur une île déserte alors le comportement des autres influe sur les décisions, les choix à prendre mais n’interrompt pas cette volonté et ce plaisir de découvrir.

C’est la vie… chacun la sienne. Et aussi curieusement que ça être aimé ou non ne me perturbe pas vraiment, des synergies existent ou non, comme certaines étoiles se rejoignent ou non il y va du mystère de la création !


Prochain épisode : la découverte du monde de l’imaginaire en multiples «  images qui bougent «. Tout ça parce qu'un jour j’ai porté des caméras pour aider, j’en étais curieux du fonctionnement et qu’ensuite j’ai proposé à un ami de filmer ses discours…. à suivre…

Raboteuse - dégauchisseuse

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